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Tahir de la Nive

Réponses à Majid Oukacha. 20 Février 2020

Réponses à Majid Oukacha.

Il est des gens qui lancent des défis et se débinent dès qu’on y répond. Apparemment, Majid Oukacha est de ceux-là. Voici les réponses que nous lui avons adressées, sans retour.

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https://www.youtube.com/watch?v=v7apnjxbYww

Majid Oukacha invite les Musulmans à se prononcer sur le verset coranique 5/72 dans lequel son Auteur voue aux gémonies infernales quiconque nie son unicité. C’est là une démarche un peu tendancieuse et même un peu vicieuse dans la mesure où Majid Oukacha impose un dilemme : adhérer pleinement et sans murmure ni discussion à cette condamnation par un dieu jugé jaloux de son statut, cruel et tyrannique, et par conséquence être à son tour jaloux, cruel et tyrannique ; ou bien admettre qu’Allah y va un peu fort, critiquer ce verset, mettre en doute sa raison et sortir de l’Islam. Tout ceci vole assez bas, relève de l’anthropomorphie qui rabaisse l’Etre Suprême au niveau d’un humain, en l’occurrence un quelconque politicard dont on pourrait adhérer au système ou le rejeter. Satisfaisons toutefois Majid Oukacha. Tout d’abord, signalons qu’Allah n’est pas un ‘individu’, une ‘personne’ vouée aux contingences existentielles. A la différence de ce qu’il a créé, Allah n’existe pas mais est suprêmement. Rappelons que la première république française fut placée sous les auspices de l’Etre Suprême. Il est le Principe de l’Univers dont l’étymologie est explicite : tout ce qui tourne (versare) par un principe unique. Le polythéisme se traduirait donc par un bivers, un trivers, un polyvers selon le nombre de ‘dieux’ auxquels on prête foi. Remarquons que cette étymologie n’est point arabe mais latine. En vieil allemand, Dieu se disait Allvater, ‘père de l’Univers’ ; ce qui nous renvoie à 1794, plus précisément à l’Hymne à l’Etre Suprême, de Desorgues, pour la célébration du 8 juin. Remarquons ici qu’en allemand, l’Univers se dit ‘All’, ‘tout’.  Remarquons encore et surtout que ces concepts éminemment monothéistes sont propres à l’Europe antique, préchrétienne. Les Grecs se disaient les ‘serviteurs de Jupiter’, donc musulmans stricto sensu, cependant qu’Homère nous décrit Ulysse accomplissant les rites islamiques sur l’enseignement de Circé. En dépit de certaines mésinterprétations du concept de ‘divinité’, nos ancêtres européens étaient bien de purs monothéistes, des Musulmans de l’Islam pré-coranique annoncé par les trois centaines de Messagers d’Allah qui se succédèrent entre Adam et Mohammed, la paix soit sur eux tous. Ceci vaut d’ailleurs pour l’ensemble des civilisations, notamment pour le Tao, et Mohammed avait toute raison de dire à ses disciples : Allez chercher la science, fût-ce jusqu’en Chine. Le monothéisme pur, la célébration de l’Unicité absolue d’Allah n’est donc point le fait exclusif de l’Islam post-coranique mais de toutes les civilisations, de toutes les doctrines métaphysiques qui l’ont précédé, de l’Islam pré-coranique. Seul un insensé croirait que l’Univers tournât sans un Principe régissant sa rotation, que ses lois pussent être sans un Législateur suprême ; ou bien que des principes multiples et contradictoires pussent assurer son harmonie et son renouvellement cyclique. Il ne s’agit pas ici d’un ‘délit d’opinion’ religieuse, relevant de la liberté de croire et de penser, mais bien d’un dérèglement mental entraînant la négation de l’Ordre universel dont procède le plus humble insecte. Voilà donc les insensés, s’ils existent, qu’Allah désigne, condamnant dans l’au-delà à ne point le connaître ceux qui l’ont ignoré ici-bas. Est-ce injuste? Ce n’est pas à nous, qu’il a guidés vers Lui et tenus à l’écart de ces catégories, d’en juger. Cela nous paraît de pure logique en tout cas. Pour répondre sans détour à Majid Oukacha, nous optons donc pour la réponse 1.

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Au sujet de livres pour enfants musulmans.

https://www.youtube.com/watch?v=Nrl5Fm0FaL8&t=1443s

S’il est de nombreux Musulmans qui feraient mieux de se taire que de prétendre enseigner l’Islam qu’ils ignorent, les auteurs des deux ouvrages présentés en sont sans doute. Les plus zélés approvisionneurs de l’islamophobie se recrutent parmi eux et ce n’est point un hasard si Majid Oukacha se fait fort de présenter ces livres pour enfants comme autant d’ouvrages de pédo-obscurantisme. A nous autres qui tenons le Coran pour la parole de l’Unique retransmise par Mohammed, telle littérature, fût-ce et surtout parce qu’elle est présentée comme du matériel pédagogique destiné à des enfants musulmans, doit donner la mesure de la déchéance intellectuelle de la prétendue Oumma. Le premier commandement de l’Unique à son Messager et à travers lui à tous les Musulmans, fut ‘Lis !’, suivi de multiples injonctions à l’étude et à la réflexion, mais en France les librairies musulmanes ferment ou se transforment en boutiques de cosmétiques ‘halal’. Rappelons que l’Islam n’est pas une croyance parmi d’autres mais l’ordre universel  dont le Coran et la science qui en dérive nous révèlent les lois. L’antipode de l’Islam n’est donc pas une autre croyance mais bien la ‘Jahiliyat’, l’ignorance, l’obscurantisme que la lumière du Coran est venue dissiper. Si des intellectuels de haut vol tels Goethe (dont un poème commence par un verset coranique : Gottes ist der Orient, etc.), Nietzsche (guerre à Rome, paix à l’Islam), Napoléon (converti sous le nom Ali), René Guénon (Abdelwahab), Roger Garaudy, le génial acteur Depardieu, Friedrich Nicolai qui vante sa supériorité intellectuelle, les généraux français Menou, Sève, Bonneval et allemands Hintersatz et Niedermayer, le philologue italien Omar Amin Claudio Mutti et tant d’autres ont adhéré à l’Islam ou tout au moins exprimé leur vive islamophilie, ce n’est certainement pas pour des histoires de pied gauche et de pied droit. Certes, il est une tendance parmi les Musulmans de copier les faits et gestes de Mohammed, s’assurant de dormir, se nourrir, se vêtir comme lui, certains que ceci ne peut être que bénéfique et conduire au salut éternel. Ce faisant, ils négligent ou ignorent l’essentiel de l’exemple du plus grand révolutionnaire des temps modernes, du fondateur d’un empire qui en moins d’un siècle s’étendit des rives de la Loire à celles de l’Indus, porteur, notamment en Andalousie, de la plus haute civilisation depuis l’Antiquité. Il est certes plus facile, moins dangereux, de veiller à se coucher sur le côté droit que de se dresser seul, comme il le fit, face à la tyrannie et à l’obscurantisme. Il est fort louable de recommander aux enfants la pratique rituelle mais il appartient aux parents de l’enseigner et d’en donner l’exemple direct. Offrir à ses enfants ce genre de livre, c’est abdiquer de la fonction parentale de premier éducateur ou avouer son incapacité en la matière. Combien de Musulmans qui s’adonnent à cette pratique sont cependant conscients de l’inscription dans l’éther du nom ‘Adam’, de la représentation des différentes espèces de la Création par les phases rituelles successives? Peu sans doute. Nous avons lu dans un manuel scolaire pakistanais que l’Islam était ‘la plus jeune des religions’. Il est certes bel et bon d’être jeune mais l’Islam en tant qu’ordre universel est hors du temps et de l’espace. Il était avant que ne soient les astres, dans la mesure où la seule volonté de l’Unique de tirer les plans de l’Univers constitue en soi l’Islam. Voilà ce qu’il importe d’enseigner aux enfants musulmans, à condition bien sûr d’en être soi-même instruit. Il est écrit par Roty que le cœur doit prévaloir sur le mental et Majid Oukacha s’y étend comme pour mieux souligner le mépris des Musulmans pour la Raison au profit de l’excitation mystique. C’est que Majid Oukacha est le fils d’une société musulmane décadente, ignorante de la métaphysique islamique qui considère le cœur humain moins comme un organe physique assurant la circulation sanguine que comme un organe de perception des réalités métaphysiques. Métaphysiciens musulmans, taoïstes, adeptes des traditions de l’Europe pré-chrétienne, bien d’autres encore, s’accordent en cela. Voici trois citations, la première étant de l’Auteur du Coran : 'L'Univers tout entier ne saurait me contenir, seul le peut le cœur de mon fidèle', 'A travers l'espace et le temps, la connaissance intuitive ne varie pas dans le cœur humain' Wang-Yan-Ming (1472-1528) ; C'est du cœur de l'homme que procèdent toutes les choses de la guerre. Maréchal de Saxe.

   Tout ceci étant dit, nous ne soulignerons jamais assez l’importance que tient le mental dans la doctrine islamique.  C’est là la forme d’intelligence propre à l’Homme. C’est le mens latin découlant du manas sanscrit, lié à l’allemand Mensch ainsi qu’à la notion de mesure (mensuration), du temps en particulier (mois, month, mes, etc.). Les appels de l’Unique à sa créature humaine à la réflexion, à l’étude, donc à l’usage du mental sont récurrents. Mépriser ce sublime outil mis par Allah au service de ses serviteurs pour mieux Le servir encore et demeurer dans Sa Voie, est une turpitude insigne. Supérieur au mental dans la hiérarchie des corps subtils est toutefois l’Esprit. Les Chrétiens en ont fait un des trois éléments de ce qu’ils tiennent pour Dieu. Il n’en demandait certainement pas tant ! Pas plus que sa canonisation en ‘Saint Esprit’, comme si l’Esprit n’était pas saint par nature !  Laissons ça là et rappelons que l’Esprit fut insufflé par Allah en l’Homme, en un geste d’amour bien supérieur à toutes les crucifixions, à l’Eucharistie que Saül de Tarse ‘piqua’ à Homère et autres ‘rites’ sanglants et cannibalesques dont nous autres, Musulmans, n’avons que faire. En s’extrayant de l’Islam, Majid Oukacha rejette cet acte d’amour infini. C’est son affaire.    

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