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Tahir de la Nive

OPINION N°10 19.1.2020 OUKACHA – RAMADAN : UN MEME USAGE

L'Islam politiquement correct, colonisé parce que colonisable...

L'Islam politiquement correct, colonisé parce que colonisable...

OUKACHA – RAMADAN :

UN MEME USAGE

Une étoile s’éteint, une autre s’allume.  Tarik Ramadan vient de publier un nouveau livre dans lequel il tente sans doute de se justifier. La dernière manifestation pour sa libération n’avait rassemblé qu’une poignée de personnes, dont la commentatrice qui s’était signalée par ses ‘Frit Ramadan’ auxquels nous répondions alors qu’il est absurde de prétendre s’exprimer dans une langue que l’on ne peut prononcer. Il faudrait un certain culot au prédicateur des valeurs de l’Islam pour se présenter à nouveau aux Musulmans comme leur défenseur. Il en va tout autrement de Majid Oukacha, étoile montante dans les media. Il s’agit d’un prétendu renégat de l’Islam qui s’évertue à dénigrer ses anciennes foi et communauté ; ce qui lui vaut une couronne de lauriers attribuée par la mouvance islamophobe qui l’encourage à pleins poumons tout en vantant son héroïsme car il en faut, n’est-ce pas, pour braver la haine et la vindicte de ceux qui n’ont - dit-on ! - que le Takbir et le couteau comme arguments. Les media font la publicité de son nouveau livre que nous ne lirons pas plus que ceux de Tarik Ramadan. Nous avons par contre visionné de nombreuses interventions de l’un et de l’autre, assez, croyons-nous, pour pouvoir juger de leur ligne respective. On objectera que celle d’Oukacha est islamophobe, celle de Ramadan islamophile. Certes mais ce n’est là qu’un antagonisme de façade, l’important est bien que tous deux véhiculent un faux Islam.

Tarik Ramadan se défend d’être l’héritier idéologique de son grand-père fondateur des ‘Frères musulmans’. Rappelons que cette organisation fut financée sinon créée par les services secrets occidentaux tout comme ils avaient antérieurement fondé le Wahabisme dans le but de nuire à l’empire ottoman et, généralement, de détruire la communauté musulmane de l’intérieur. Depuis des décennies, notamment depuis leur centre d’Aachen en Allemagne, les ‘Frères musulmans’ conspiraient contre Mouammar el Gaddafi et Bachar el Assad. Tarik Ramadan rejoignit Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius et Bernard-Henri Lévy dans leur entreprise de déstabilisation terroriste de la Syrie et de la Libye. Ils ont parfaitement réussi en ce qui concerne la seconde, ouvrant ses arsenaux aux bandes terroristes que les hommes de Barkhane sont supposés combattre ; Poutine et le Hezbollah leur barrant le chemin de Damas.  Tarik Ramadan se voulait en outre le héraut de l’Islam ‘BCBG’, acceptable pour tous et surtout dissoluble dans les ‘valeurs’ de la République Française, notamment de sa sacrosainte laïcité. Nous avons déjà traité des ‘valeurs’ de la République, interrogeant notamment sur quelle république, la seule République Française étant à nos yeux celle exigée par le Peuple Français le 17 Juillet 1791, proclamée le 25 septembre 1792 et assassinée le 27 juillet 1794. Placée sous le signe du Déisme, ses valeurs sont celles de l’Islam. Toutes celles qui suivirent le coup d’Etat de la bourgeoisie financière thermidorienne usurpent les symboles de la République pour mieux les avilir. Le Code Civil, celui de 1804, dû au Premier Consul et en principe encore en valeur en 2020, n’en est pas moins fondé sur la Charria. Tarik Ramadan et ses détracteurs laïcards semblent communément l’ignorer et se livrent donc à des joutes sans fondement. Nous avons entendu Tarik Ramadan prétendre qu’il n’existait pas de système financier islamique, soit qu’il l’ignorât, soit qu’il eût reçu l’ordre de nier cette existence, gênante pour la même bourgeoisie financière thermidorienne, toujours et plus que jamais en place. Les conceptions de l’Islam de Tarik Ramadan sont celles de l’Islam colonisé, parce que colonisable selon Malek Bennabi ; qui vient aujourd’hui humblement frapper à la porte de l’Occident afin de se fondre dans ses ‘valeurs’ ; les Musulmans de France se laissant coincer sur des positions établies par l’ennemi (l’inverse de Badr !) tels le port du hijab ou le Halal à la cantine, renonçant à leur devoir civique : présenter le système islamique politique, économique, culturel, social nécessaire au relèvement de la France, à la prospérité de tous les Français indépendamment de leur croyance. Les conceptions de Tarik Ramadan sont donc fondamentalement opposées aux nôtres, voyant en l’Islam la seule voie de redressement de la Nation Française et de la civilisation européenne, revendiquant ainsi l’héritage historique de la République Française authentique et du Bonapartisme. Il ne s’agit pas pour nous de dissoudre l’Islam dans les ‘valeurs’ indéfinissables d’une pseudo-république, usurpatrice des symboles de la première qu’elle assassina ; mais bien de poursuivre l’œuvre authentiquement républicaine et bonapartiste d’islamisation des institutions de la Nation.

Les conceptions de Majid Oukacha procèdent du même ‘islam’ colonisé parce que colonisable, colonisable parce que décadent. Bien sûr, ce n’est pas l’Islam qui est décadent, en tant qu’ordre universel et que doctrine divine bien au-delà des phénomènes qui affectent les sociétés humaines, telle la Oumma de l’Islam dont on n’a pu qu’enregistrer la chute tout au long des siècles derniers. Aujourd’hui, la masse des Musulmans désobéit au premier ordre divin ‘Lis !’ et retombe dans la ‘Jahiliyat’, l’ignorance, l’obscurantisme constituant l’antithèse de l’Islam. Les librairies musulmanes ferment ou se transforment en boutiques de produits ‘halal’, réduisant la science islamique aux recettes de tajine et de couscous ou, comme M. Oukacha se plaît à le claironner, à une histoire de pied droit ou gauche en entrant aux toilettes. Certes, la ‘crise du livre’ affecte toute la société mais les Musulmans ont reçu l’injonction divine de lire et de cultiver leur mental. Majid Oukacha et les quelques renégats sont donc issus de cette société musulmane décadente parce qu’ignorante, parce que désobéissante à l’injonction divine citée. L’ ‘islam’ dont ils prétendent s’écarter n’est point l’Islam véritable auquel ont adhéré tant de génies européens mais sa sombre caricature faite de superstition, d’obscurantisme et souvent de despotisme. Ces renégats sont en fait les victimes de la société musulmane décadente dont ils espèrent, sans jamais y parvenir totalement, se détacher.

Ainsi donc Majid Oukacha et Tarik Ramadan se rejoignent-ils, jouant, comme nous le disions déjà en 1988 de ceux qui brûlaient et de ceux qui imprimaient les ‘Satanic Verses’, différents instruments dans l’orchestration de l’islamophobie par la défiguration de l’Islam, des instruments dont on se débarrasse lorsque hors d’usage. Tarik Ramadan l’a sans doute compris, Majid Oukacha pas encore et le second gagnerait à considérer le cas du premier. Il semble avoir un brillant avenir médiatique, tout comme Tarik Ramadan il y a peu. Ce ne sont, l’un et l’autre, que des canassons de corrida : le picador – en l’occurrence le Système – excite et pique le taureau, c’est le canasson qui prend les ‘cornadas’.     

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